Made in France est-il gage de qualité?

Les consommateurs sont de plus en plus sensibles au Made in France. François Gontier, président de EEM, Paris et DUC S.A, explique les raisons de cette initiative, dont le succès séduit plus d’un dans l’agroalimentaire.

Consommer français

Le Made in France a trouvé ses défenseurs dans le gouvernement qui le prône depuis quelques temps. Les labels, logos et indications fleurissent afin de promouvoir le savoir faire des terroirs français. Selon un sondage IPSOS, Paris 81% des français ont tendance à privilégier l’achat de produits fabriqués en France et 77% chercheraient à connaitre l’origine des produits avant l’achat.

Le Made in France face à la crise de confiance

Suite aux nombreux scandales alimentaires, le Made in France pourrait être une réponse à la crise de confiance des consommateurs envers l’industrie agroalimentaire. Le concept Made in France assure, et certains industriels l’ont bien compris avec notamment, le lancement du label « Viandes de France » qui garantit que veaux, cochons, lapins sont nés, élevés, abattus et transformés en France.

Collaboration entre producteurs, distributeurs

Afin que le Made in France soit pérenne, il faut une relation étroite entre producteurs, distributeurs et transformateurs. Aujourd’hui, sur le terrain c’est très compliqué, la coopération n’est toujours pas au rendez-vous entre les différents acteurs. En plus, il n’existe pas de définition claire du Made in France.

Manque d’évolution au niveau de l’étiquetage sur l’origine

Bien que l’utilisation du mot « Made in France » soit généralisée, il n’existe aucun contrôle des symboles français, comme le drapeau tricolore, le coq gaulois, les auto-allégations se multiplient et il est difficile pour les consommateurs de connaitre le vrai du faux.

Voilà, vous savez tout maintenant, faîtes preuve de prudence face aux différents labels.

François Gontier, Paris, EEM

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Crise agricole…Un accord trouvé en belgique

François Gontier, Paris

Les acteurs du secteur agroalimentaire belge ont trouvé un accord après plusieurs mois de négociations sur un système d’aides à court terme pour les secteurs laitier et porcin d’une valeur de 46 à 30 millions d’euros.

Le fonctionnement de l’aide

Le but de l’aide est de stabiliser sur le long terme les prix par litre de lait et par kilo de viande de porc et le revenu des éleveurs. Le versement de l’aide portera sur une période de 6 mois aux producteurs laitiers mensuellement. Le financement de l’aide s’étalera sur 8 mois et pourrait se traduire par l’augmentation du prix du lait dans les rayons ou par une baisse des marges des distributeurs.

L’impact de l’embargo russe sur le secteur porcin

Le secteur porcin durement frappé par l’embargo russe se verrait allouer le montant sous forme forfaitaire par truie présente dans les exploitations porcines. Ce type d’aide est une première pour le secteur porcin belge.

L’accord trouvé met fin aux actions menées depuis des mois par les agriculteurs, les différentes parties s’engagent ainsi à s’abstenir « de tout comportement ou de tout message susceptible d’aggraver manifestement la situation de crise et de porter gravement préjudice aux opérateurs du/des maillon(s) concerné (s) ».

Vous trouverez l’intégralité de l’accord sur le site lesoir.be

François Gontier, Paris, EEM