Les supermarchés coopératifs voient le jour en France

François Gontier, président de l’EEM Paris vous en parle :

Les supermarchés coopératifs sont nés à New York, dans un quartier de Brooklyn pour créer une alternative à la grande distribution. Les fondateurs de ce concept étaient insatisfaits de l’offre actuelle en supermarché classique qui propose des produits plus chers de part un coût élevé à cause des emballages et de la promotion faite autour de la marque des produits. Le concept a été mis en place dans le but de privilégier les producteurs locaux et mettre en place une alternative à la grande distribution.

Dans ces supermarchés on retrouve des produits frais avec des étiquettes indiquant l’origine et la qualité des produits. Le plus souvent ce sont des produits locaux et bio, provenant de coopératives de producteurs mais également du commerce équitable. Les clients travaillent bénévolement quelques heures par mois pour profiter de prix bas.

Même si en France ce système se développe petit à petit, il existe déjà quelques enseignes :

Ces supermarchés sont implantés en France depuis quelques années déjà, certains on réussit à  s’imposer sur le marché et satisfaire un bon nombre de clients. Comme Park Slope Food, les nouveaux robinsons et d’autres sont en cours de création comme « Le louve » à Paris, « Super Quiquin » à Lille ou encore « Chouette Coop » à Toulouse.

Les villes de Marseille et Lyon envisagent également des projets de ce type.

Des projets qui s’adaptent au rythme de vie de ses collaborateurs. Offrir 3h de son temps par mois n’est pas si simple francoisgontierpour tout le monde. Afin de ne pas être exposé au problème de garde enfants, une crèche parentale fait partie intégrante du concept. Mais également un restaurant, un bar, garage, tout cela participatif, afin de créer l’échange et le partage pour le bien être des collaborateurs.

L’avenir sera aux supermarchés collaboratifs, parce que de plus en plus de personnes souhaitent consommer mieux à moindre coût.

François Gontier Paris

Marché de l’agriculture Bio

François Gontier vous parle de ce marché en plein expansion. Un marché qui pèse plus de 5 milliards d’euros (2014). Il se compose de la consommation à domicile par les ménages et les achats de produits bio en restaurant.

Le marché est en forte progression, de 2007 à 2012, le marché a évolué de 20% entre 2012 et 2014. La consommation de produits bio représente environ 2,5% du marché alimentaire total.

Les ventes ont évolué dans plus ou moins tous les circuits de distribution. Les produits sont commercialisés dans les magasins spécialisés bio (biocop, naturalia etc…), les grandes surfaces, la vente directe et les artisans commerçants.

Les ventes ont progressé pour tous les circuits de distribution à des rythmes différents. La vente directe est le circuit qui a le plus évolué avec +11,5% et les magasins spécialisés bio avec +11,3%.

Les parts de marchés sont différentes en fonction du produit. Près de la moitié des ventes à été réalisé dans les produits de rayon frais, comme les œufs, les fruits et légumes et viandes fraiches et produits laitiers.

Une grande partie des produits bio consommés en France sont produits en France. Les produits d’épicerie est le secteur qui est le plus importé depuis la France. Les plus grands consommateurs de bio en France sont les habitants du sud-ouest, de Corse et de Bretagne. Ceux qui en consomment le moins sont les habitants de la région du Nord pas de calais. (selon agence bio/andi paris)

Les exportations de produits bios sont évaluées à 435 millions d’euros en 2014 contre 381 millions d’euros en 2013. Le vin a été le produit le plus exporté.

Les tendances à venir pour les prochaines années pour l’alimentation bio simplement entrain de confirmer les tendances précédentes. Comme le made in France ou encore le fait de consommer localement. Les enseignes bio, donc les distributeurs spécialisés vont encore se développer.

François Gontier, Paris, EEM Group

Marché de l’agroalimentaire en France

François Gontier vous parle d’un secteur qui ne connaît pas la crise

L’agroalimentaire se positionne comme le premier secteur industriel français en chiffre d’affaires mais aussi pour l’emploi.

Selon le magazine ANIA (l’Alimentation Nationale des Industries Alimentaires), en 2013, il y avait plus de 11 852 entreprises Françaises dans ce secteur et celles-ci ont réalisé un Chiffre d’affaire de 160,5 milliards d’euros avec plus de 500 000 personnes en France. L’agroalimentaire joue un rôle important dans l’aménagement du territoire français car il reconstitue 70 % de la production agricole française. Il est un acteur clés pour l’économie Française.

Les filières les plus dynamiques :

  • Les boissons : Les boissons ont un chiffre d’affaire qui évolue en moyenne de 2,9% chaque année, une belle progression. Ceci s’explique notamment  grâce à l’évolution des boissons rafraichissantes, notamment dû au climat assez doux.
  • La viande : La France a obtenu le 1er cheptel bovin européen et le 3ème cheptel porcin européen. Les viandes Françaises sont très consommées pas les français, la viande porcine avec 2 212 millions de tonnes produites en 2013, ensuite viens la volaille de chair (comme la volaille) puis la viande bovine et  la viande ovine.
  • Les produits laitiers : Selon, franceagroalimentaire.com,  en 2014, il y a eu 23 milliards de litres de lait de vache collectés, ce qui donne 3,6 million tonnes de laits conditionnées, 1,9 millions de tonnes de fromages. Nous retrouvons ensuite tous les autres produits transformés en Yaourts, desserts, beurre, et poudre de lait écrémé. Les français sont de grands consommateurs de produits laitiers, par exemple en 2012, un habitant consommait en moyenne 64 kg de lait, 38 kg d’autres produits frais, 7kg de beurre et 12k de fromage.

Toutes les filières n’ont pas connu une hausse de production. Comme celles de préparations et des conserves à base de poissons et de produits de la mer. Egalement comme les aliments pour animaux.

François Gontier, président du groupe EEM PARIS

L’agriculture en Europe

François Gontier vous parle de l’agriculture en Europe et ces différents aspects :

L’Europe compte aujourd’hui 28 états membres, l’union européenne a fortement évolué depuis 1951.

En Europe, environ une exploitation sur cinq est professionnelle. La moitié des exploitations agricoles de l’Europe se trouvent en Roumanie et en Pologne. Cependant, les deux pays ont une très faible proportion d’exploitations professionnelles. La France est le cinquième pays qui compte le plus d’exploitations agricoles professionnelles en Europe.

L’exploitation agricole concerne la production de produits agricoles destinés à la vente. L’exploitation atteint au moins un hectare de superficie agricole ou 20 ares de cultures spécialisées, ou une activité minimum de production agricole (1 vache, 20 ruches par exemple. Elle est également soumise à la gestion courante unique.

L’exploitation dite professionnelle concerne les exploitations avec une dimension économique équivalente à celle d’une exploitation exploitant une superficie d’au moins 12 hectares de blé. Il existe une condition supplémentaire, d’une quantité minimum de travail équivalente à celle d’une personne occupée au moins trois quarts de temps pendant une année.

Le profil des exploitants agricole Européens :

Les exploitants européens sont plutôt âgés, il y a seulement 7% d’agriculteurs de moins de 35 ans et 32% de plus de 65 ans. En Roumanie, en Bulgarie et en Italie, plus de 40% des exploitants se classent dans le groupe plus âgé. Par contre les Français sont les plus jeunes agriculteurs d’Europe.

La main d’œuvre agricole en Europe :

La main d’œuvre en Europe est surtout fournie par des personnes non salariées : exploitants agricoles et membres de leur famille, actifs sur les exploitations. En France, la moitié du travail agricole est d’origine salariée. Il y a eu quelques complications au niveau du travail agricole dans certains pays plus pauvres d’Europe comme la République Tchèque et la Slovaquie ne déclaraient pas ses salariés.

Les industries agricoles et alimentaires :

Quatre états réalisent 60% du chiffre d’affaires de l’agroalimentaire de l’Union Européenne. Ses pays sont l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie. La France est plus tournée vers la production de viande et de lait, alors les autres sont axés vers des transformations céréalières ou végétales.

François Gontier, EEM Groupe, Paris

Présentation du Salon International de l’Agriculture à Paris

François Gontier, EEM, depuis Paris, vous parle du Salon de l’agriculture qui aura lieu à Paris, en île de France du 27 Février au 06 Mars 2016.

Salon-International-de-lAgriculture-francois-gontierPrésentation du Salon de l’agriculture

Depuis plus de 25 ans, le salon International de l’Agriculture rassemble chaque année de nombreux acteurs du monde agricole.
C’est la référence agricole en France et à l’international.
Les acteurs du salon sont des éleveurs, producteurs, les régions agricoles de France, les organisations et syndicats professionnels, ministère et organismes publics ou instituts de recherche : ils nous présentent le secteur, ses métiers, ses évolutions et perspectives.

 

Il existe 4 univers pour le salon de Paris :

  • Élevage et ses filières : 3850 animaux réunis dont plus de 330 races en exposition : Vaches et taureaux, chevaux de trait, béliers et brebis, lapin,cochons, chèvres, bouc, mouton, poneys et ânes.
    Il est organisé un concours général des plus beaux animaux,qui a aussi lieu au salon à Paris, Porte de Versailles. Les espèces concernées sont les bovins, ovins, caprins, porcins, équins, asins et canins. Plus de 2 400 animaux sont présentés.
  • Les produits gastronomiques : Tout type de produits sont présentés, fromages,viande, volaille, plats typique de nos régions et d’ailleurs.
  • Cultures et filières végétales : Il est présenté des cultures, céréales, grand jardin et potager. Un univers intéressant pour connaitre les nouvelles tendances du jardinage.
  • Service et Métiers de l’agriculture : Des métiers et des hommes : Un univers ou la recherche et le développement sont mises en avant mais également l’emploi et la formation ainsi que les services qu’ils proposent.

François Gontier, EEM, Paris, île de France

 

La crise agricole : Le sujet d’actualité

La crise agricole est bien présente depuis 2015, François Gontier, président de l’EEM, Paris, Ile de France, vous en parle de plus près et vous donne son avis sur la question.

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Comprendre les raisons de cette crise…

Les agriculteurs ont bloqués de nombreuses routes en France, notamment dans les plus grandes villes de France mais surtout à Paris au cours de l’année 2015. Depuis Janvier 2015, les éleveurs porcins et laitiers mènent des actions afin d’alerter leur situation financière difficiles. Ils désirent que les parts soient un peu plus équitables dans la chaine de distribution. Ils réclament aux pouvoirs publics d’agir contre les cours très bas.

La crise a éclaté en Juillet 2015 pour les éleveurs de porcs et de bovins car l’accord de juin 2015 avec les acteurs de la filière n’ont pas été respectés. La grande distribution ainsi que l’industrie de transformation s’étaient engagés à une hausse du prix d’achat de la viande de 5 cts par kg et par semaine, jusqu’à couvrir leur production. Cela n’a pas été respecté et a mis en danger de nombreux exploitants agricoles. Selon les chiffres du ministère, la France compte un peu moins de 500 000 exploitations agricoles en 2010, contre presque 700 000 en 2000, soit un quart de moins en dix ans. Il y aurait entre 22 000 et 25 000 élevages en difficulté en France.

Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants) se trouvant à Paris, essai par différents moyens de venir en aide aux exploitants en difficulté, même si il a été hué a plusieurs reprises et accusé d’avoir lâché prise trop vite. La FNSEA se mobilise afin de venir en aide aux agriculteurs. Elle demande une aide financière à l’état, la dernière étant de 3 milliard d’euros afin de sauver l’agriculture Française.

L’agriculture Française est en difficulté depuis des années, cette révolte est le signe d’une crise agricole grave, des mesures urgentes doivent être prise en charge.

François Gontier, EEM, PARIS, ile de France

Nutrition alimentaire : Les tendances pour 2016

Les nouveautés sont tournées vers les nouvelles technologies avec l’e-nutrition avec les applications mobiles, un système préventif à portée de clic. Le consommateur d’aujourd’hui aime se nourrir rapidement et bien avec un large choix pour ses repas. Le marché des boissons est également en hausse, avec une tendance au naturel et des boissons qui s’occupent de notre santé. Le thé et café sont toujours à la mode. Les jus de fruits naturels, smoothies et autre mix naturels sont aussi en vogue. Les compléments alimentaires sont aussi source d’innovation pour cette année, surtout dans la catégorie minceur. Francois Gontier , EEM Group, Paris a choisi de revenir sur trois tendances au cœur de l’intérêt général des français : Les consommateurs bio, les végétariens et les sans gluten.

Les innovations nutritionnelles sont très présentes ses dernières années, les habitudes de consommation évoluent et nos goûts changent. Le rejet de la souffrance animale, la crise alimentaire et les préoccupations environnementales sont à l’origine de ce changement de mode de vie. Les industriels doivent alors s’adapter et innover régulièrement afin de satisfaire une demande qui raffole de nouveautés. François Gontier a sélectionné des catégories de consommateurs aux consommations différentes. Des habitudes de consommations qui n’ont fait qu’augmenter ses dernières années.

En tête de liste nous retrouvons, les consommateurs de bio. Les français sont plus nombreux à consommer des produits bio et de plus en plus régulièrement. En 2014, près de 9 français sur 10 ont consommé au moins un produit bio par mois. Le bio fait désormais partie des habitudes d’un bon nombre de Français. Il existe même le salon du bio, nature et bien-être proposant une panoplie de produits bio et naturels. Vous pouvez le trouver à Paris Expo en île de France du 17 mars au 20 mars 2016. Les motivations principales pour consommer bio sont de préserver sa santé, mais également de profiter de la qualité et du goût des produits. D’autres raisons secondaires sont présentes comme préserver l’environnement, le bien être des animaux , ou des raisons éthique. Les produits bio les plus consommés sont les fruits et légumes puis les produits laitiers et enfin les œufs. Les grandes et moyennes surfaces sont les principaux distributeurs de bio, vient ensuite la distribution spécialisée bio en réseau (Naturalia, Biocop etc…)

Après le bio nous retrouvons les tendances des végétariens et végétaliens : La France compte environ entre 1,5 % et 3 % de végétariens, la plus part sont des femmes. Les végétariens ne consomment pas de viande et poissons mais tolèrent les produits d’origine animale comme les œufs, le lait, le fromage et le miel. Tant dis que les végétaliens excluent également les produits d’origine animale. Une tendance de consommation très en vogue de part le rejet de la souffrance animale, ils pensent que également l’élevage a un impact négatif sur l’écologie puisque produire des animaux d’élevage pollue et certaines forêts sont dévastées pour construire des élevages. Les français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le végétarisme mais même si cette tendance grandit, les magasins spécifiques rencontreraient un public pas assez grand pour justifier leur création. Cependant le marché est grandissant et les acteurs présents ne sont pas très nombreux, il y a donc un fort potentiel de marché !

En tendance nutrition pour 2016, nous avons également de plus en plus de personnes intolérantes au gluten. A ne pas confondre avec la maladie cœliaque qui nécessite le suivi à vie d’un régime strict avec une privation totale de gluten. le gluten est composé de protéines avec de l’amidon qui se trouve dans des céréales, principalement dans le blé, l’avoine et l’orge. Les cœliaques ne peuvent pas consommer de pâtes, pizzas, biscuits, viennoiseries si ils sont fait avec de la farine de blé. Le marché du sans gluten est encore bien faible en France, si de plus en plus de produits voient le jour dans les rayons il n’existe que 107 entreprises actives sur ce secteur en France. Un marché en pleine croissance qui est plus actif aux USA, Allemagne et pays nordique qu’en France. Même si Paris, notre capitale essaie d’accueillir des nouvelles enseignes comme Ekibio, la France est quand même en retard par rapport à nos voisins.

Les tendances de la nutrition pour 2016 sont comme celles de 2015, elles tournent autour du manger « mieux ». Les français souhaitent de plus en plus consommer du naturel et vivre sainement. Les industriels suivent alors cette demande et les marques aux appellations bio ne font que grandir même les distributeurs crée leur propre marque.

 

Francois Gontier, EEM GROUP