La crise agricole : Le sujet d’actualité

La crise agricole est bien présente depuis 2015, François Gontier, président de l’EEM, Paris, Ile de France, vous en parle de plus près et vous donne son avis sur la question.

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Comprendre les raisons de cette crise…

Les agriculteurs ont bloqués de nombreuses routes en France, notamment dans les plus grandes villes de France mais surtout à Paris au cours de l’année 2015. Depuis Janvier 2015, les éleveurs porcins et laitiers mènent des actions afin d’alerter leur situation financière difficiles. Ils désirent que les parts soient un peu plus équitables dans la chaine de distribution. Ils réclament aux pouvoirs publics d’agir contre les cours très bas.

La crise a éclaté en Juillet 2015 pour les éleveurs de porcs et de bovins car l’accord de juin 2015 avec les acteurs de la filière n’ont pas été respectés. La grande distribution ainsi que l’industrie de transformation s’étaient engagés à une hausse du prix d’achat de la viande de 5 cts par kg et par semaine, jusqu’à couvrir leur production. Cela n’a pas été respecté et a mis en danger de nombreux exploitants agricoles. Selon les chiffres du ministère, la France compte un peu moins de 500 000 exploitations agricoles en 2010, contre presque 700 000 en 2000, soit un quart de moins en dix ans. Il y aurait entre 22 000 et 25 000 élevages en difficulté en France.

Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants) se trouvant à Paris, essai par différents moyens de venir en aide aux exploitants en difficulté, même si il a été hué a plusieurs reprises et accusé d’avoir lâché prise trop vite. La FNSEA se mobilise afin de venir en aide aux agriculteurs. Elle demande une aide financière à l’état, la dernière étant de 3 milliard d’euros afin de sauver l’agriculture Française.

L’agriculture Française est en difficulté depuis des années, cette révolte est le signe d’une crise agricole grave, des mesures urgentes doivent être prise en charge.

François Gontier, EEM, PARIS, ile de France

Nutrition alimentaire : Les tendances pour 2016

Les nouveautés sont tournées vers les nouvelles technologies avec l’e-nutrition avec les applications mobiles, un système préventif à portée de clic. Le consommateur d’aujourd’hui aime se nourrir rapidement et bien avec un large choix pour ses repas. Le marché des boissons est également en hausse, avec une tendance au naturel et des boissons qui s’occupent de notre santé. Le thé et café sont toujours à la mode. Les jus de fruits naturels, smoothies et autre mix naturels sont aussi en vogue. Les compléments alimentaires sont aussi source d’innovation pour cette année, surtout dans la catégorie minceur. Francois Gontier , EEM Group, Paris a choisi de revenir sur trois tendances au cœur de l’intérêt général des français : Les consommateurs bio, les végétariens et les sans gluten.

Les innovations nutritionnelles sont très présentes ses dernières années, les habitudes de consommation évoluent et nos goûts changent. Le rejet de la souffrance animale, la crise alimentaire et les préoccupations environnementales sont à l’origine de ce changement de mode de vie. Les industriels doivent alors s’adapter et innover régulièrement afin de satisfaire une demande qui raffole de nouveautés. François Gontier a sélectionné des catégories de consommateurs aux consommations différentes. Des habitudes de consommations qui n’ont fait qu’augmenter ses dernières années.

En tête de liste nous retrouvons, les consommateurs de bio. Les français sont plus nombreux à consommer des produits bio et de plus en plus régulièrement. En 2014, près de 9 français sur 10 ont consommé au moins un produit bio par mois. Le bio fait désormais partie des habitudes d’un bon nombre de Français. Il existe même le salon du bio, nature et bien-être proposant une panoplie de produits bio et naturels. Vous pouvez le trouver à Paris Expo en île de France du 17 mars au 20 mars 2016. Les motivations principales pour consommer bio sont de préserver sa santé, mais également de profiter de la qualité et du goût des produits. D’autres raisons secondaires sont présentes comme préserver l’environnement, le bien être des animaux , ou des raisons éthique. Les produits bio les plus consommés sont les fruits et légumes puis les produits laitiers et enfin les œufs. Les grandes et moyennes surfaces sont les principaux distributeurs de bio, vient ensuite la distribution spécialisée bio en réseau (Naturalia, Biocop etc…)

Après le bio nous retrouvons les tendances des végétariens et végétaliens : La France compte environ entre 1,5 % et 3 % de végétariens, la plus part sont des femmes. Les végétariens ne consomment pas de viande et poissons mais tolèrent les produits d’origine animale comme les œufs, le lait, le fromage et le miel. Tant dis que les végétaliens excluent également les produits d’origine animale. Une tendance de consommation très en vogue de part le rejet de la souffrance animale, ils pensent que également l’élevage a un impact négatif sur l’écologie puisque produire des animaux d’élevage pollue et certaines forêts sont dévastées pour construire des élevages. Les français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le végétarisme mais même si cette tendance grandit, les magasins spécifiques rencontreraient un public pas assez grand pour justifier leur création. Cependant le marché est grandissant et les acteurs présents ne sont pas très nombreux, il y a donc un fort potentiel de marché !

En tendance nutrition pour 2016, nous avons également de plus en plus de personnes intolérantes au gluten. A ne pas confondre avec la maladie cœliaque qui nécessite le suivi à vie d’un régime strict avec une privation totale de gluten. le gluten est composé de protéines avec de l’amidon qui se trouve dans des céréales, principalement dans le blé, l’avoine et l’orge. Les cœliaques ne peuvent pas consommer de pâtes, pizzas, biscuits, viennoiseries si ils sont fait avec de la farine de blé. Le marché du sans gluten est encore bien faible en France, si de plus en plus de produits voient le jour dans les rayons il n’existe que 107 entreprises actives sur ce secteur en France. Un marché en pleine croissance qui est plus actif aux USA, Allemagne et pays nordique qu’en France. Même si Paris, notre capitale essaie d’accueillir des nouvelles enseignes comme Ekibio, la France est quand même en retard par rapport à nos voisins.

Les tendances de la nutrition pour 2016 sont comme celles de 2015, elles tournent autour du manger « mieux ». Les français souhaitent de plus en plus consommer du naturel et vivre sainement. Les industriels suivent alors cette demande et les marques aux appellations bio ne font que grandir même les distributeurs crée leur propre marque.

 

Francois Gontier, EEM GROUP

 

 

 

Innovation dans les coopératives agricoles

Le besoin d’innover dans les coopératives agricoles

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François Gontier vous explique les raisons :

La population grandit, en 2025 nous serons plus de 8 milliards sur la planète, afin de pouvoir subvenir au besoin de toute la population il faut trouver des solutions innovantes en alimentation, réduire le gaspillage alimentaire, stockage etc…L’innovation dans le milieu agricole permet d’anticiper l’évolution de la demande et d’identifier les éventuels problèmes liés à la production et la croissance. Les habitudes alimentaires sont également en évolution, la tendance de manger plus convenablement ne cesse de grandir, même les populations les plus pauvres commencent à changer leur habitudes alimentaires. Selon Bernard Vallat, directeur de l’OIE, l’Organisation mondiale de la santé animale « On va devoir faire face à un effet de rattrapage des populations, qui ont été frustrées pendant des générations ». La FAO, précise que la demande mondiale de produits d’origine animale augmentera de 70% d’ici à 2050. Voila pourquoi les coopératives agricoles et le milieu de l’agriculture en général ont besoin d’innover pour une production de meilleur qualité et en plus grande quantité.

Les mesures innovantes

Il existe la journée nationale de l’innovation agricole, l’année dernière, elle a eu lieu à ANGERS le 2 et 3 novembre 2015. Le conseil d’Orientation Scientifique, composée d’un équipe de chercheurs et d’utilisateurs des sols, se réunissent afin de mettre en place des actions innovantes pour l’agriculture française.

Le groupe Chambres d’agriculture en France aide financièrement l’innovation agricole,  grâce notamment au fond « Compte d’Affectation Spéciale Développement Agricole et Rural ».

Des acteurs de la chambre d’agriculture situé au 9, avenue George V à Paris se réunissent pour favoriser l’appui des groupes d’agriculteurs et développent au niveau régional des acteurs majeurs de l’innovation en intégrant ce sujet dans le développement et le conseil.

L’avantage des innovations dans le milieu agricole

L’innovation agricole est de plus en plus fréquente puisque qu’elle est de plus en plus nécessaire. La recherche et le développement démontrent des avantages. L’innovation est mis en œuvre pour produire plus et de meilleure qualité afin de pouvoir offrir des récoltes à toute la population mondiale. Elles portent sur la gestion des sols ou sur l’évolution de meilleurs outils pour irriguer les sols, ou encore de nouvelles machines pour faciliter et accélérer le travail des agriculteur et notamment des récoltes. L’innovation peut être technologique ou par transmission de savoir.

Elles peuvent être au niveau écologique également et prendre en compte les enjeux énergétiques afin de préserver la faune et la flore des déchets produits par les agriculteurs

Francois Gontier, PARIS